La législation exige que tout projet de construction respecte certaines normes, notamment en matière de sécurité incendie. Ces exigences sont beaucoup plus strictes pour les établissements recevant du public (ERP). En effet, tous les éléments qui entrent en ligne de compte de la construction de ces espaces publics doivent avoir une certaine résistance au feu. Les cloisons mobiles étant une grande tendance dans l’aménagement des bureaux, doivent aussi avoir une certaine performance de résistance au feu. Acoplan vous fait découvrir les cloisons mobiles coupe-feu et les spécificités de ses modèles.
Qu’appelle-t-on cloisons mobiles coupe-feu ?
Encore appelée pare-feu, une cloison coupe-feu est un mur qui permet à la base de séparer des locaux en plusieurs zones pour optimiser l’espace et assurer le confort des occupants.
Pour qu’une cloison mobile soit considérée comme coupe-feu, il faut conformément à la réglementation qu’elle ait un bon niveau de résistance au feu. En effet, la résistance au feu est la capacité d’une cloison mobile à conserver ses propriétés d’origine pendant un temps donné en cas d’exposition au feu (incendie). Ce paramètre se mesure le plus souvent en minutes et on retient essentiellement trois niveaux de résistance au feu dans la classification française. Il s’agit de :
- la résistance mécanique uniquement, on parle de performance de stabilité au feu (SF),
- la résistance mécanique couplée de l’étanchéité, on parle de performance pare-flammes (PF),
- la résistance mécanique avec l’étanchéité et la résistance thermique, on parle de performance coupe-feu (CF).
Les murs mobiles coupe-feu sont à la fois pare-flammes et stables au feu. La performance coupe-feu est aussi appelée critère d’étanchéité au feu et à la fumée et isolation thermique (EI) depuis la norme 13501. Pour cela, chaque cloison mobile possède un indice en EI qui permet de connaitre sa résistance au feu. Les indices les plus fréquents sont l’EI30 et l’EI60.
Les cloisons mobiles coupe-feu EI30 ont une résistance de 30 minutes lorsqu’elles sont exposées au feu. Cette résistance n’est valable que lorsque ces murs mobiles font au plus 10 m de hauteur avec une porte de passage. Les cloisons mobiles coupe-feu EI60 ont quant à elle une résistance au feu pouvant aller jusqu’à 60 minutes. Cela est valable que pour les murs mobiles d’au plus 4,80 m de hauteur avec porte de passage.
En quoi les cloisons mobiles coupe-feu sont-elles indispensables ?
Les cloisons mobiles coupe-feu jouent de nombreux rôles qui les rendent indispensables dans des locaux qui accueillent du monde. Ces murs mobiles ont d’abord la capacité de limiter la propagation d’éventuels incendies d’un point de l’enceinte du bâtiment à un autre. Pour cela, les cloisons mobiles coupe-feu avec leur bonne isolation thermique permettent d’avoir suffisamment de temps pour l’évacuation des personnes dans les zones touchées par l’incendie. Ces éléments modulaires empêchent donc les personnes sur place d’inhaler les fumées et gaz toxiques de l’incendie qui peuvent aller jusqu’au-delà de 1000°.
De même, avec la présence des cloisons mobiles coupe-feu, de nombreux équipements tels que les réseaux de télécommunication et les canalisations peuvent sortir indemnes d’un grand incendie. Pour ce faire, les cloisons pare-feux intègrent en général de systèmes très développés qui se chargent de ventiler et de désenfumer les lieux pour limiter les dégagements de chaleur.
Les cloisons mobiles coupe-feu sont aussi des solutions d’isolation phonique très performantes. En effet, ces murs mobiles sont souvent dotés d’une bonne acoustique du sol au plafond qui permet de limiter les bruits dans des locaux. Opter pour ces murs mobiles assure ainsi un meilleur confort acoustique, la concentration de vos collaborateurs et une plus grande productivité de l’entreprise.
L’exigence de la loi concernant le caractère coupe-feu des éléments tels que les cloisons mobiles dans les espaces qui accueillent du monde est l’une des raisons qui les rend indispensables. Par exemple, dès le quatrième étage d’un immeuble à usage public, les cloisons mobiles doivent être obligatoirement coupe-feu.
Pourquoi choisir les cloisons mobiles coupe-feu d’Acoplan ?
Chez Acoplan, nous vous proposons exclusivement des cloisons mobiles coupe-feu dans notre gamme de produits contre les incendies. Avec cette grande performance de réaction au feu, nos cloisons mobiles assurent une meilleure sécurité pour vous et vos biens en cas d’incendie. Fournisseur depuis 40 ans, notre entreprise a réalisé de nombreux tests portant sur l’inflammabilité de ses produits avant de les mettre sur le marché. Nos cloisons coulissantes, pliantes ou encore pivotantes sont conçues en matériaux avec une faible capacité à alimenter le feu. Il s’agit notamment du verre ignifugé, de l’aluminium, du bois ignifugé, etc.
Nous proposons aussi des solutions coupe-feu sur mesure en fonction de vos besoins. Pour cela, nos experts réaliseront une étude de faisabilité en tenant compte des caractéristiques de l’emplacement dans lequel vous envisagez d’installer vos cloisons mobiles coupe-feu et de vos exigences.
Que ce soit pour la livraison ou l’installation de vos cloisons mobiles coupe-feu, la rapidité de nos services permet à votre projet de cloisonnement de tenir dans les temps.
Mur mobile coupe-feu : ce qu'imposent les classements EI
Le plan de compartimentage arrive rarement en même temps que la demande de cloison mobile. Il arrive après. Le maître d'ouvrage a validé une salle divisible, le bureau de contrôle relit le dossier, et une ligne rouge traverse l'axe exact prévu pour la paroi manœuvrable. Tout ce qui occupait la discussion jusque-là, finitions, sens de manœuvre, confort d'usage, passe derrière une seule question : quel degré de résistance au feu est exigé sur cette paroi précise, et qu'est-ce qu'un ouvrage manœuvrable peut lui opposer sans mentir sur ses performances.
Nous fabriquons des murs mobiles depuis 1981. Cette page explique où nous plaçons la limite entre ce qui relève d'une paroi fixe et ce qui relève d'une paroi mobile, et pourquoi cette limite nous fait parfois refuser une affaire que d'autres accepteraient.
Le vocabulaire du feu : ce que nous lisons, ce que nous n'interprétons pas
Les consultations qui arrivent chez nous emploient une dizaine de mots pour la même intention. Cloison anti-feu, cloison pare-feu, paroi coupe-feu, mur pare-feu, cloison CF, parfois simplement « une cloison deux heures ». Aucun de ces mots n'est un classement, et aucun ne dit sur quoi porte exactement l'exigence.
Les écritures normalisées, elles, sont précises : une lettre ou un groupe de lettres, suivi d'un nombre de minutes. EI 30, EI 60, EI 120. Les anciennes formulations en CF 1/2 h, CF 1 h ou CF 2 h circulent encore sur les chantiers et dans les cahiers des charges. Quand un descriptif mélange les deux écritures, il trahit surtout un cahier des charges rédigé de longue date.
E, EI, REI, et le nombre de minutes : lecture rapide
Trois familles de lettres reviennent dans les descriptifs, et elles ne recouvrent pas la même exigence. La lettre E seule désigne l'étanchéité au feu : la paroi arrête les flammes et les gaz chauds, sans garantir que la face opposée reste froide, et l'usage courant l'appelle un pare-flammes. Le sigle EI ajoute le I de l'isolation thermique : la face non exposée reste assez tempérée pour ne pas propager l'incendie par contact ou par rayonnement, et c'est cette combinaison qu'on nomme couramment coupe-feu. Le sigle REI ajoute le R de la résistance mécanique, quand la paroi porte une charge qu'elle doit conserver pendant l'incendie ; il concerne surtout les éléments de structure.
Le nombre qui suit exprime une durée, en minutes. Un classement EI 30 vise trente minutes, EI 60 une heure, EI 120 deux heures. Les anciennes écritures parlaient de CF une demi-heure, CF une heure, CF deux heures : dans l'esprit, un CF 1 h renvoie à un EI 60, un CF 2 h à un EI 120. Les deux nomenclatures cohabitent, et l'écart entre elles suffit à créer un malentendu quand un même dossier passe de l'une à l'autre.
Ces repères aident à lire un descriptif, sans plus. Un engagement, lui, ne tient qu'au procès-verbal d'essai de l'ouvrage, avec son référentiel, sa date et son domaine d'emploi. Une paraphrase commerciale n'engage personne, quand un vocabulaire mal recopié dans un descriptif finit toujours par engager quelqu'un, en général au moment où plus rien n'est modifiable. Demandez la pièce, elle porte le référentiel, la date d'essai et le domaine d'emploi couvert.
Il nous arrive de recevoir un descriptif qui réclame une cloison anti-feu de deux heures sur une salle polyvalente, sans autre mention, alors que le dossier de sécurité du même bâtiment distingue plusieurs parois du local avec des exigences qui ne se ressemblent pas. Un mot au descriptif, deux ouvrages possibles, deux budgets sans rapport. Tant que l'écriture exacte ne figure pas au dossier, personne ne peut chiffrer honnêtement, et nous demandons la pièce avant de répondre.
Qui fixe le degré exigé, et pourquoi ce n'est jamais nous
Beaucoup de projets arrivent avec un degré déjà écrit et personne pour dire d'où il sort. La question est légitime. Simplement, un fabricant de murs mobiles n'a ni la qualification, ni la connaissance du bâtiment, ni la responsabilité juridique pour arbitrer à la place de ceux dont c'est le métier.
Le degré exigé descend du dossier de sécurité du bâtiment, qui dépend de sa nature, de son usage et du texte applicable à la famille dans laquelle il tombe. Trois acteurs se prononcent avant nous : la maîtrise d'ouvrage, qui porte la conformité de son bâtiment, le bureau de contrôle, qui vérifie la cohérence du dossier, et l'autorité chargée du contrôle pour les établissements qui en relèvent. Notre rôle démarre après cette chaîne. Il consiste à dire ce qu'un ouvrage mobile peut ou ne peut pas porter dans le cadre déjà fixé, et à le dire avant la commande plutôt qu'à la réception.
Une recherche du type « mur coupe feu réglementation » ou « mur coupe feu 2h » amène presque toujours sur des pages de fabricants, la nôtre comprise. Aucune ne remplace le dossier de sécurité de votre bâtiment. Si vous cherchez le degré applicable chez vous, la bonne porte est le bureau de contrôle. Si vous cherchez ce qu'une paroi manœuvrable sait faire à l'intérieur de ce cadre, la suite de cette page répond.
Notre position : une limite de compartimentage ne se confie pas à une paroi manœuvrable
Nous déconseillons de faire porter une ligne de compartimentage réglementaire par un ouvrage que l'utilisateur manipule tous les jours. Cette réserve tient à une lecture du risque réel, celui d'un ouvrage déployé et rangé sans cesse par des mains qui changent.
Une paroi fixe est montée une fois, contrôlée une fois, et ne bouge plus. Un mur mobile coupe-feu est déployé et rangé plusieurs fois par semaine, parfois plusieurs fois par jour, par des personnes qui ne sont pas les nôtres, qui changent au fil des années et à qui personne ne represcrit la procédure de verrouillage quand l'équipe tourne. Joints périphériques, seuils escamotables, verrouillage en position déployée : la performance annoncée suppose que ces gestes soient faits, tous, à chaque fois. Un panneau mal verrouillé annule ce qu'un four d'essai a validé.
Ce que nous défendons sur nos projets tient en deux phrases. La ligne coupe-feu reste fixe, matérialisée par un ouvrage qui ne se manœuvre pas. Le mur mobile module l'espace à l'intérieur du compartiment ainsi défini, et les deux fonctions s'exercent alors sur deux plans qui ne se croisent jamais.
Quand le plan ne s'y prête pas, pièce trop profonde, issue mal placée, structure qui ne reprend rien en partie haute, la ligne de division se discute en phase études, jamais au moment de la pose. Déplacer un axe de quelques dizaines de centimètres pour l'écarter d'une limite réglementaire coûte quelques échanges entre notre bureau d'études et la maîtrise d'œuvre, tandis que le même arbitrage découvert le jour de la livraison coûte l'ouvrage entier, sa dépose, et le délai de refabrication d'un ouvrage sur mesure.
Un mot sur le procès-verbal : un classement au feu vaut pour un ouvrage complet monté dans une configuration précise. En sortir, c'est sortir de ce qu'il couvre, et rien ne s'extrapole d'un montage à un autre.
Grande hauteur, plénum, jonctions : là où le compartimentage lâche
La recherche « cloison coupe-feu 2 h grande hauteur » revient régulièrement dans les requêtes qui amènent ici, et elle vient presque toujours du même contexte. Prenons un gymnase scolaire : charpente métallique apparente, plafond acoustique démontable pour accéder aux projecteurs, hauteur libre qui dépasse largement les six mètres qu'un panneau peut atteindre. La paroi mobile s'arrête donc sous ce plafond, et tout le volume au-dessus reste un plénum continu où rien n'arrête les fumées. C'est un cas d'école, au sens propre.
Le maillon faible n'est jamais le panneau. C'est ce qu'il y a autour.
- La jonction haute. Une paroi qui s'arrête sous un plafond suspendu laisse un plénum continu au-dessus d'elle, et les fumées passent par là. Traiter la continuité jusqu'au plancher haut ou à la couverture suppose une retombée, dont l'exigence relève du dossier de sécurité et pas du fournisseur de la paroi.
- La jonction basse. Un sol non plan crée un jour variable d'un bout à l'autre de la salle. Sur un ouvrage courant, ce jour se tolère. Sur un ouvrage classé, il se traite.
- Les croisements de panneaux. Chaque interface verticale ajoute un point singulier, et une paroi de vingt mètres en compte bien plus qu'une paroi de six : un résultat obtenu sur une configuration d'essai ne se transpose pas mécaniquement à une grande longueur.
- Les traversées. Câbles, gaines, réservations ajoutées après coup : chaque percement rouvre ce que la paroi ferme.
- Les portes intégrées. Une porte dans une paroi classée relève de son propre procès-verbal, distinct de celui de la paroi.
Autre cas fréquent, plus terre à terre : une salle polyvalente de mairie installée dans un ancien préau, dont le sol carrelé accuse un faux-niveau de quelques centimètres d'une extrémité à l'autre. Sur un mur mobile ordinaire, ce jour se rattrape avec des plinthes. Dès qu'un degré coupe-feu entre au dossier, le même écart devient un point à traiter en base, sur toute la longueur, et il faut le mesurer sur site avant de promettre quoi que ce soit.
La demande « cloison vitrée coupe-feu » ajoute une couche. Un vitrage classé au feu n'a ni la masse ni le comportement d'un vitrage courant, et son intégration dans un châssis manœuvrable se vérifie au cas par cas : procès-verbal du vitrage, poids réel du vantail, capacité de la structure porteuse effectivement disponible sur le bâtiment. Nous instruisons ce point dès le relevé, jamais au moment de la livraison.
Coupe-feu et acoustique : deux performances qu'on confond souvent
« Cloison coupe-feu et acoustique 60 dB », en une ligne d'appel d'offres. L'intuition derrière la formule se comprend : une paroi lourde, remplie, étanche à l'air aux jonctions hautes comme basses, semble devoir opposer au feu la même masse qu'elle oppose au bruit, et l'appel d'offres range les deux exigences dans la même ligne sans se demander si elles se fabriquent de la même façon. Elles ne le sont pas.
Masse des panneaux, amortissement interne, étanchéité aux jonctions : l'affaiblissement acoustique vient de là. La résistance au feu se joue sur le comportement des matériaux sous montée en température et sur le maintien de l'étanchéité aux gaz chauds pendant une durée donnée. Un panneau peut afficher un affaiblissement élevé sans avoir jamais vu un four d'essai, et l'inverse se rencontre aussi.
Sur nos gammes, l'affaiblissement monte jusqu'à 60 dB sur notre mur mobile suspendu (/notre-gamme/acowood/) en configuration haute, et se situe à 47 dB sur les panneaux de 80 mm du système sur rail au sol. Ces valeurs renseignent le confort acoustique, et rien d'autre. La sécurité incendie relève d'autres essais, et nous ne présentons jamais un chiffre d'affaiblissement comme une performance au feu, y compris quand le descriptif range les deux exigences dans la même ligne.
C'est souvent là que la discussion se dénoue. Le maître d'ouvrage cherchait une paroi qui coupe le bruit entre deux salles, le mot coupe-feu s'est glissé au descriptif par précaution, et le dossier de sécurité n'exige rien à cet endroit. On retire le mot, on garde l'exigence acoustique, le budget descend.
Ce que nous relevons sur place avant de répondre
Aucun devis ne part de chez nous sans visite technique. Jamais. Sur un projet où le mot coupe-feu apparaît, la visite change de nature : elle sert autant à mesurer qu'à lire le bâtiment.
Nous relevons la structure haute et sa capacité à reprendre une charge suspendue, la planéité du sol, la continuité d'un éventuel plénum, la position des issues, l'implantation exacte des lignes de compartimentage figurant au dossier de sécurité, la nature des ouvrages voisins auxquels la paroi viendra se raccorder. Un poseur salarié, un bureau d'études interne, des camions en propre : la chaîne est courte, et ce qui est relevé sur site remonte directement à celui qui dessine.
Un mur de refend qui ne descend pas jusqu'au sol fini. Une réservation rebouchée par un passage de gaine ajouté après coup. Ces écarts entre le plan et le bâti ne se voient pas sur un fichier, et ils décident pourtant du traitement des jonctions.
Reste le calendrier. Nous annonçons 4 à 6 semaines entre la commande et la pose, et ce délai suppose un dossier stabilisé : lignes de compartimentage arrêtées, cotes vérifiées sur site, arbitrages tranchés avec la maîtrise d'œuvre. Une exigence feu qui bouge après le lancement de la fabrication ne se rattrape pas en atelier. Sur les projets de salle polyvalente (/cloison-mobile-pour-salle-polyvalente/), où la division mobile et la limite réglementaire se disputent souvent le même axe, ce relevé décide à lui seul de la faisabilité.
Les questions qui reviennent
Un mur mobile peut-il remplacer un mur pare-feu ?
Non, sauf ouvrage spécifiquement testé et couvert par un procès-verbal correspondant à la configuration réelle du projet. Un mur pare-feu au sens réglementaire répond à une exigence de séparation permanente, une paroi manœuvrable répond à un besoin d'usage quotidien. Notre recommandation constante est de ne pas faire tenir les deux fonctions au même ouvrage.
Quelle norme encadre le classement d'une cloison coupe-feu ?
Le classement s'exprime par les lettres E, EI ou REI suivies d'un nombre de minutes, et c'est le procès-verbal d'essai de l'ouvrage qui fait foi : il porte le référentiel appliqué, la date de l'essai et le domaine d'emploi couvert. Nous ne citons volontairement aucune référence de mémoire sur cette page ; en réception, c'est la pièce qui compte, avec son domaine d'emploi. Demandez le procès-verbal, puis lisez ce domaine avant de comparer deux offres entre elles.
Comment traitez-vous les murs coupe-feu de grande longueur ?
Une grande longueur multiplie les croisements de panneaux, donc les points singuliers, et s'éloigne des configurations d'essai courantes. C'est le premier sujet que nous instruisons quand un dossier associe une exigence feu et une paroi de grande dimension, avant même de parler de finition ou de délai.
Quelle différence entre une cloison amovible et une cloison mobile sur ce sujet ?
Une cloison amovible se démonte avec des outils, en chantier, et reste fixe entre deux interventions. Une cloison mobile se manœuvre au quotidien, sans outil, par l'utilisateur. Cette différence de nature pèse lourd dès qu'une exigence de classement au feu entre dans le dossier, puisque c'est la répétition des manœuvres qui fragilise la performance.
Et si le bâtiment ne peut rien porter en partie haute ?
Une structure haute incapable de reprendre la charge oriente vers un ouvrage posé au sol, comme notre gamme sur rail au sol (/notre-gamme/acomagic/), déployable en une minute environ avec ses panneaux de 80 mm. Le compartimentage réglementaire, lui, reste traité par ailleurs et par un ouvrage fixe.
Le même sujet est abordé sous un autre angle dans notre article sur les cloisons mobiles et la résistance au feu (/cloisons-mobiles-resistantes-au-feu-la-securite-avant-tout/). Pour tout projet où un degré figure au dossier, la première pièce à demander reste le procès-verbal d'essai. Sa date, ses dimensions, sa configuration de montage. Le reste vient après.





