Les vantaux des cloisons mobiles ACOPLAN ont été spécialement conçus pour répondre aux normes anti incendies les plus strictes, notamment celles des ERP (établissements recevant du public). Tous nos produits coupe-feu sont élaborés à partir de matériaux performants en matière de résistance au feu : verre, aluminium, bois ignifugé, etc. Et si vos exigences de sécurité incendie vont au-delà des normes, contactez-nous : nous proposons des solutions sur-mesure pour des cloisons mobiles encore plus résistantes.
Cloison coupe-feu : une réglementation anti-incendie très stricte
La législation anti-incendie en France se décline en plusieurs normes suivant l’usage des locaux : habitation personnelle, ERP, immeuble de grande hauteur (IGH)… Il existe même des réglementations issues du Code du travail.
Nos cloisons mobiles sont souvent utilisées dans des bureaux professionnels ou des établissements recevant le public. Nous avons donc choisi des matériaux qui, en plus d’offrir une très bonne isolation phonique, répondent aux normes anti-incendie.
En termes d’incendie, il y a de nombreux facteurs à prendre en compte.
Une paroi mobile doit répondre à des exigences bien précises pour :
– empêcher la naissance du feu, y compris pendant la pose des cloisons,
– empêcher la propagation du feu,
– assurer l’évacuation des personnes,
– faciliter l’intervention des secours.
Les matériaux des cloisons pare-feu doivent eux aussi répondre à des critères bien définis : – la réaction au feu : un matériel comme le vitrage est peu susceptible de prendre feu ou de l’alimenter.
Nos parois mobiles sont considérées comme du gros mobilier et entrent donc dans la catégorie M3 ; mais nous proposons aussi des produits allant jusqu’à M1. Cette norme anti-feu « M » est française : plus le chiffre qui suit est important, plus le matériau est inflammable. Son équivalent européen est plus détaillé, nous le verrons plus bas.
– la résistance au feu est une notion importante sur laquelle se basent les normes anti-incendie dans le bâtiment. Elle prend en compte le temps durant lequel la cloison continue à jouer son rôle de coupe-feu :
EI30 aura une durée de résistance de 30 minutes, EI60 d’une heure pour des murs mobiles d’au plus 4,80 mètres de hauteur.
Une cloison mobile servant comme couloir menant à une évacuation, par exemple, doit être coupe-feu.
Car l’utilisation même des parois mobiles ET leur place dans le plan de l’immeuble sont aussi à prendre en compte.
Où seront posées les cloisons mobiles coupe-feu ?
L’utilisation et la destination des locaux est au centre des préoccupations : bureaux, espaces de travail style atelier, archives, salles ouvertes au public, simple passage, local à sommeil ou technique, etc. Certains sont des endroits à risques (machineries, vide-ordure, etc.) D’autres moins.
Suivant la configuration de vos espaces existants et du projet de mur mobile, nous saurons vous orienter vers la solution technique de résistance au feu la plus efficace. En effet, la distribution intérieure (pose ounon d’une paroi coupe-feu) dépend de beaucoup de facteurs autres que leur destination comme la surface des locaux, le nombre de personnes qu’elles accueilleront, etc.
Dans certains cas, il faudra intégrer aux parois mobiles une ou plusieurs portes d’une certaine longueur d’ouverture pour faciliter l’évacuation de personnes ou l’intervention des secours.
Nous verrons aussi avec vous quelles sont les normes existantes… afin de répondre aux plus exigeantes. Par exemple, un bureau peut accueillir des visiteurs (clients, fournisseurs, etc.) Or, si les salariés ont suivi une formation anti-incendie, connaissent les procédures et le plan d’évacuation, les visiteurs, non.
En résumé, savoir si les cloisons mobiles prévues dans votre projet devront être coupe-feu ou non n’est pas si évident. Mais pas d’inquiétude : nos collaborateurs et les techniciens-maison de notre bureau d’études sont formés constamment et ont déjà une solide expérience de l’installation de murs mobiles dans des locaux très divers : grands magasins, immeubles de bureaux, etc.
Prendre en compte tous les éléments techniques et normatifs
En plus de l’utilisation finale des différents espaces régis par les cloisons mobiles, il faut bien sûr prendre en compte les réglementations française et européenne.
Les produits anti-incendie de nos gammes de parois mobiles répondent aux normes M1 et M3. Pour résumer, les parois M3 sont indiquées dans les ERP, les M1 pour les immeubles de bureaux de plus de 28 mètres.
Les nominations des normes européennes sont un peu plus précises. Nos cloisons amovibles M1 sont pour l’Euroclasse des B-s1-d0. Le « s » (pour smoke) est l’indice du potentiel fumigène, le « d » (pour droplet)
indique la formation de gouttes ou de débris enflammés. Ici, donc, « s1 » désigne une quantité et vitesse de dégagement des fumées faible et le « d0 » qu’aucun débris ni gouttelettes enflammées ne vont se former.
Comme précisé plus haut, suivant l’utilisation des espaces formés par les parois amovibles, il faut inclure des possibilités de dégagements. Ces ouvertures répondent à des normes définies de distribution intérieure et doivent inclure des portes de dimensions différentes suivant le nombre de personnes concernées. Suivant la catégorisation des EPR, il faudra inclure aux cloisons mobiles une ou plusieurs portes allant de 90 centimètres à 1,4 mètres.
Là aussi, tous nos collaborateurs, de la première personne que vous allez contacter à nos poseurs, sont formés pour analyser les besoins et vous proposer les solutions anti-incendie les plus sûres.
Nos cloisons mobiles coupe-feu : des matériaux ultra-résistants… et beaux
ACOPLAN bénéficie de plus de 40 ans d’expérience dans la production, la vente et la pose de cloisons mobiles. Les matériaux de chacune de nos cloisons répondent à des exigences techniques de haut niveau, que ce soit en termes de solidité, de facilité de manipulation, de design, d’isolation acoustique ou de résistance au feu pour nos produits spéciaux.
Les panneaux de nos cloisons mobiles coupe-feu sont produits, entre autres, avec de l’aluminium, de l’acier, du vitrage et du bois ignifugé. Car nous pensons que même un mur modulable anti-incendie doit être décoratif et qu’il n’est pas nécessaire de laisser de côté le design pour satisfaire les normes anti feu.
Concevoir une nouveauté architecturale comme la pose d’une cloison mobile, c’est introduire dans votre intérieur un cachet certain : style industriel, vitrage décoré, bois introduisant une certaine chaleur voire un design luxueux, etc. Nos panneaux mobiles se plient à toutes les exigences décoratives sans laisser de côté les performances en termes d’isolation phonique et de réglementation anti-incendie.
Et, comme pour le côté design, si vous avez des besoins nécessitant une haute sécurité anti-incendie, prenez contact avec nous : nous proposons pour tous les projets un accompagnement sur-mesure et personnalisé, nous trouverons ensemble la solution mobile la plus sécuritaire au meilleur prix.
Cloison mobile résistante au feu : les obligations réelles
Trois mots dans une ligne de CCTP : « cloisonnement coupe-feu ». Recopiés d'un dossier antérieur, le plus souvent, parfois sans que personne dans le projet ne sache d'où la ligne sort, ce qui n'empêche pas de la reconduire d'opération en opération jusqu'au jour où un chiffrage tombe et où la question devient brutalement concrète. Notre premier réflexe : demander où se situe cette paroi sur le plan de compartimentage, avant même d'ouvrir un chiffrage. La réponse commande le produit, le délai, le budget, et assez souvent la disparition pure et simple de la ligne.
La cloison mobile résistante au feu existe. Elle a un coût, une épaisseur et des contraintes de pose sans commune mesure avec un mur mobile acoustique courant. Autant savoir si on en a besoin.
Réaction au feu et résistance au feu : deux sujets qu'on confond sans arrêt
Le vocabulaire piège tout le monde, maîtres d'ouvrage aguerris compris.
La réaction au feu qualifie un matériau : sa capacité à s'enflammer, à propager la flamme, à dégager de la fumée. Un panneau bois, un tissu tendu, une peinture, un joint d'étanchéité, chaque composant porte son propre classement. Donnée de matériau, rien de plus.
La résistance au feu qualifie un ouvrage entier, monté comme il le sera sur site, et mesure combien de temps il tient son rôle de séparation. Elle se compte en minutes. Une heure, deux heures : ce sont les durées qui reviennent le plus dans les descriptifs. Le classement écrit à votre dossier dit deux choses, quel rôle la paroi assure et combien de temps elle doit l'assurer, et sa lecture exacte appartient au bureau de contrôle de l'opération, pas à un fabricant de murs mobiles.
Rien à voir, donc. Un dossier peut exiger un tissu peu inflammable sur une cloison qui n'a, elle, aucun degré à tenir. L'inverse existe aussi. Les deux familles reposent sur des essais distincts, menés dans des laboratoires différents, sur des échantillons qui n'ont rien de comparable : d'un côté un morceau de matériau soumis à une source de chaleur calibrée, de l'autre un ouvrage entier monté dans un four et chargé de tenir sa position pendant que la température grimpe. Ce qu'un procès-verbal d'essai couvre, et surtout ce qu'il ne couvre pas, nous l'avons développé sur la page consacrée au fonctionnement d'un mur mobile coupe-feu (/les-cloisons-mobiles-coupe-feu/).
La position de la paroi décide, pas le produit
Le besoin d'une cloison mobile résistante au feu se lit à un seul endroit du dossier : la fonction que la paroi occupe dans la stratégie incendie du bâtiment. Séparation entre deux compartiments, encloisonnement d'un dégagement, isolement par rapport à un tiers, protection d'un local à risque particulier. Le type de local, sa surface, la présence de public entrent tous dans le calcul du degré global, mais aucun de ces critères ne désigne à lui seul la paroi concernée.
Le plan tranche. Une cloison mobile est presque toujours installée pour découper un volume à l'intérieur d'un même compartiment. Une salle de réunion scindée en deux. Un réfectoire séparé d'une zone d'activité. Un plateau de bureaux recoupé à la demande. Dans ces configurations, l'exigence pèse sur les parois périphériques du volume, celles qui le ceinturent. La paroi manœuvrable installée à l'intérieur ne porte, elle, aucun degré.
« Mais c'est un ERP. » On nous l'oppose souvent, et l'argument ne suffit pas à trancher. Le classement de l'établissement recevant du public, son effectif, sa hauteur, son activité entrent tous dans le calcul du degré exigible, mais c'est le dossier de sécurité qui désigne, ligne par ligne, les parois qui portent cette exigence. Si la vôtre n'y figure pas, faites-le confirmer par écrit par le bureau de contrôle avant d'acheter un ouvrage classé. Nous ne nous substituons ni à lui ni à la commission de sécurité, et aucune fiche produit ne le fera à notre place.
Ce que notre bureau d'études peut dire, et ce qu'il ne dira pas à votre place
Question directe, réponse directe : que sait faire ACOPLAN sur un lot où le feu apparaît ?
Ce qui est écrit noir sur blanc, d'abord. Acowood est un mur mobile suspendu, sans aucun rail au sol, qui monte jusqu'à 60 dB d'affaiblissement acoustique. Acomagic fait l'inverse : rail au sol, rien en partie haute, pensé pour les bâtiments dont le plafond ne reprend pas la charge, avec des panneaux de 80 mm et un déploiement en une minute environ. Les deux logiques de pose sont détaillées sur la page du mur mobile sur rail (/notre-gamme/acomagic/). Ces performances-là sont mesurées, datées, opposables.
Un degré de résistance au feu, non. Ça ne se donne pas au téléphone. Méfiez-vous de qui vous l'annonce sans avoir vu le plan : une performance de résistance au feu n'appartient jamais à un produit en général, elle appartient à une configuration précise, avec ses dimensions maximales, ses jonctions, ses accessoires et ses conditions de montage, toutes écrites dans un procès-verbal d'essai qui cesse de couvrir l'ouvrage dès qu'on sort de ce cadre. Notre bureau d'études est intégré, chaque projet est étudié en interne, jamais sous-traité. C'est lui qui formule la réponse, sur pièces, projet par projet.
Rien de tout ça n'est théorique chez nous. La maison fabrique sur mesure depuis 1981, sans catalogue de dimensions standard, avec des poseurs salariés et des camions en propre. Quarante ans à monter des parois manœuvrables dans des bâtiments qui n'étaient jamais tout à fait ceux du plan, ça apprend surtout une chose : les mauvaises surprises se logent dans les jonctions et dans ce que personne n'a pris le temps de vérifier avant.
Nous déconseillons de commander du coupe-feu « par précaution »
C'est un arbitrage que nous assumons, et il nous arrive de le défendre contre l'avis du prescripteur.
Ajouter une exigence de résistance au feu à un lot cloison mobile sans que le plan de compartimentage la justifie coûte cher et dégrade l'usage au quotidien. Un ouvrage classé pèse davantage et s'épaissit, sa manœuvre devient souvent plus lourde, son stationnement mange des mètres carrés utiles. Et l'acoustique n'y gagne rien d'automatique : feu et isolation phonique restent deux performances distinctes, obtenues par des moyens différents.
Le scénario type, on le reconnaît de loin. Une mention de degré coupe-feu apparaît au descriptif du lot cloison mobile. Le plan de compartimentage arrive plus tard et place la limite ailleurs, sur une paroi maçonnée voisine. La mention venait d'un copier-coller. Personne ne la défend en réunion de synthèse, parce que personne ne sait qui l'a écrite. Elle tombe avant chiffrage, et tout le monde s'en porte mieux.
Quand la contrainte est réelle, on la traite et on l'annonce. Quand elle est recopiée, mieux vaut la faire retirer tôt.
L'inverse nous inquiète davantage. Une exigence feu écrite au dossier mais oubliée au moment de la consultation produit un ouvrage livré, posé, réceptionné, puis refusé : la paroi manœuvrable se retrouve alors sur une ligne de compartimentage qu'elle n'a jamais été conçue pour tenir, et la reprise se paie en dépose complète, avec un délai de refabrication qui repart de zéro là où quatre à six semaines suffisaient au départ. Des deux erreurs, celle-là est de loin la plus chère.
Ce qui reste vrai quand l'exigence feu tombe
Retirez la contrainte incendie du cahier des charges, et il reste ce pour quoi on achète un mur mobile : ne pas entendre la réunion d'à côté. C'est notre lecture du métier, et elle n'a pas bougé en quarante ans.
Autour de 50 dB, une conversation à voix normale devient inintelligible de l'autre côté de la paroi. Sous 40 dB, on suit encore le rythme de la parole, parfois les mots. L'écart se joue là, sur l'acoustique, et c'est ce que détaille notre page consacrée à la performance acoustique (/cloison-isophonique/) des cloisons mobiles.
Un point de méthode, pour finir sur le concret. Notre équipe technico-commerciale se déplace avant tout devis : on mesure, on relève la portance, la planéité, les réservations. Notre conseil, si le mot coupe-feu traîne quelque part dans votre dossier : réclamez le plan de compartimentage en même temps que les cotes. Le déroulé de cette visite est décrit sur la page visite technique avant devis (/notre-service/).
Les questions qui reviennent
Quelle est la norme pour les cloisons coupe-feu ?
Il n'y a pas « une » norme qu'on applique au produit. Il y a un dossier de sécurité propre à votre bâtiment, qui désigne les parois concernées et le temps qu'elles doivent tenir, et des essais normalisés qui disent ce qu'un ouvrage donné sait faire dans une configuration donnée. Les deux se rencontrent chez le bureau de contrôle.
Quand mettre une cloison coupe-feu ?
Quand la paroi se situe sur une limite de compartimentage, un encloisonnement de dégagement, un isolement par rapport à un tiers ou un local à risque. La position sur le plan décide, et elle seule ; ni la taille de la salle ni la présence de public ne suffisent à l'imposer.
Quelle est l'épaisseur d'une cloison coupe-feu 1 h ?
Aucune valeur universelle : l'épaisseur découle du système testé et du procès-verbal qui le couvre, elle change d'un fabricant à l'autre. L'ordre de grandeur, lui, aide à se situer. Un mur mobile acoustique comme Acomagic tient dans 80 mm de panneau, et la gamme suspendue Acowood se construit entre 80 et 120 mm selon le niveau acoustique visé. L'épaisseur d'un ouvrage classé au feu, elle, dépend entièrement de son système et de son PV, avec les conséquences que ça peut avoir sur la masse, la manœuvre et la surface de stationnement des panneaux. Demandez l'épaisseur exacte au fabricant, avec sa fiche technique et son PV.
Est-ce que le BA13 est coupe-feu ?
La question porte sur une cloison fixe en plaques de plâtre, pas sur une cloison mobile. Deux métiers. Une plaque seule ne porte aucun degré : le classement s'obtient sur le système complet, ossature, parement, isolant, traitement des joints, testé dans son ensemble. Nous ne fabriquons pas de cloison fixe. Un doublage en plaques et une paroi manœuvrable ne se comparent jamais terme à terme, ni au feu ni en acoustique.
Sur un lot où une exigence feu est confirmée au dossier, la première pièce à demander au fabricant reste le procès-verbal d'essai, avec ses limites dimensionnelles et la liste des composants qu'il couvre. Tout le reste vient après.





