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Cloisonner un open space sans le figer

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De la recherche de solutions mobiles, jusqu’à la livraison et la pose des panneaux, un interlocuteur unique vous accompagne tout au long du projet.

Cloisonner un open space sans le figer

Un plateau de quarante postes, deux conversations téléphoniques simultanées, une visio menée sans casque au fond de la salle. Personne n'entend mal. Tout le monde entend trop.

Nous fabriquons des cloisons mobiles depuis 1981, et nous intervenons souvent sur des plateaux déjà équipés en mobilier acoustique, où le bruit reste. Le sujet n'est pas de trancher entre un écran de séparation et une cloison toute hauteur. C'est de savoir lequel des deux problèmes acoustiques on cherche à traiter, parce qu'ils n'ont pas la même réponse et que les confondre coûte cher.

Absorption ou isolement : la confusion qui plombe la moitié des projets

Un open space bruyant l'est pour deux raisons qui n'ont presque rien à voir.

Le son émis à un bout du plateau rebondit sur la dalle béton, sur les vitrages, sur le sol dur, et revient sous forme de traîne sonore. Voilà la première cause : la réverbération. On la traite avec des matériaux absorbants, baffles suspendus, panneaux muraux en feutre, dalles de plafond, moquette, et c'est exactement ce que recouvre l'expression traitement acoustique open space, à savoir faire baisser le niveau ambiant et rendre les voix moins fatigantes, sans jamais empêcher une phrase de traverser le plateau d'un bout à l'autre.

Vous entendez ce que dit votre voisin à huit mètres. Deuxième cause, l'intelligibilité. Aucun panneau absorbant ne réglera ce point. Un absorbant atténue le retour du son. Le passage direct, lui, continue. Pour empêcher une conversation de traverser, il faut une masse continue du sol au plafond. Une cloison acoustique bureau open space digne de ce nom commence là.

Un écran de séparation posé à mi-hauteur entre deux postes crée une gêne visuelle et coupe le trajet direct de la voix. Le son passe par-dessus. C'est de la physique. Nous le disons aux clients qui nous appellent après avoir engagé un budget conséquent en séparateurs de poste : le produit a fait son travail, il n'a simplement jamais été conçu pour isoler. Les mêmes reviennent quelques mois plus tard avec une demande de cloison anti bruit open space toute hauteur, et la deuxième dépense s'ajoute à la première.

Ce que veut dire un chiffre en décibels

Les valeurs d'affaiblissement circulent sans repère, ce qui les rend inutilisables pour décider.

Retenez deux ordres de grandeur. Autour de 50 dB d'affaiblissement, une conversation à voix normale devient inintelligible de l'autre côté de la paroi : on perçoit peut-être qu'il y a quelqu'un, on ne reconstruit pas les phrases. En dessous de 40 dB, on distingue le rythme de la parole, et régulièrement des mots entiers. Entre ces deux bornes se joue la différence entre une salle où l'on peut mener un entretien annuel et une salle où l'on baisse la voix par réflexe.

Notre gamme ACOWOOD monte jusqu'à 60 dB Rw. ACOMAGIC est mesurée à 47 dB Rw en laboratoire. Ce mot « laboratoire » compte : sur site, le résultat perçu dépend du reste du bâtiment, et nous y venons.

Le vrai gain sur un plateau : la salle de réunion qui n'existait pas

Sacrifier une portion de surface pour construire deux salles cloisonnées en dur, c'est le raisonnement par défaut. Vous perdez ces mètres carrés douze mois sur douze, alors qu'ils servent peut-être six heures par semaine.

Une cloison mobile open space inverse la logique. Le plateau reste ouvert par défaut. On referme quand le besoin apparaît : un comité de direction, une formation, un recrutement, une réunion fournisseur qui n'a pas à être entendue de l'open space. Puis on rouvre.

En ACOMAGIC, le déploiement prend environ une minute. Cette durée décide de l'usage réel bien plus que la fiche produit, et nous avons visité des plateaux où le mur mobile installé deux ans plus tôt n'avait tout bonnement plus jamais été refermé, parce que la manœuvre mobilisait deux personnes disponibles au même moment et que personne ne les avait jamais. C'est le premier point que nous regardons avec le client, avant la finition et avant le budget.

Les demandes qui reviennent le plus souvent dans les projets que nous étudions :

  • isoler une équipe téléphonique du reste du plateau aux heures de forte activité
  • créer une salle de réunion ponctuelle sans immobiliser de surface à l'année
  • séparer une zone de travail concentré d'une zone collaborative bruyante
  • diviser un grand plateau en deux au moment d'accueillir un prestataire externe
  • refermer un espace de formation sur une demi-journée, sans réserver de salle dédiée

Cette flexibilité a une contrepartie qu'il faut annoncer. Une cloison mobile ne remplace pas un mur pour les usages permanents. Si un service a besoin d'un bureau fermé toute l'année, construisez-le, ou passez sur une cloison de bureaux fixe qui coûtera moins cher à performance égale. Nous déconseillons régulièrement la solution mobile sur ces cas-là, et nous préférons le dire au moment de la visite technique plutôt qu'après la pose.

Cabine acoustique ou cloison mobile : ce que chacune règle

Les cabines acoustiques, ces caissons fermés d'une ou deux places posés au milieu du plateau, occupent aujourd'hui une bonne partie des discussions d'aménagement. Elles règlent un problème précis. Un appel, un entretien à deux, une visio de vingt minutes.

Elles ne rendent pas de surface, elles en prennent. Chaque unité mange sa propre emprise au sol, en permanence, y compris les jours où elle sert deux fois. Sur un plateau de quarante postes, une file d'attente devant deux cabines finit par coûter plus cher en temps perdu qu'une ligne de cloison phonique open space qui referme une vraie salle quand il en faut une. Notre position est nette : la cabine est un bon complément et une mauvaise stratégie principale, dès que le besoin dépasse le coup de fil individuel.

Le budget se raisonne dans le même sens. Nous n'affichons pas de tarif au mètre linéaire, et un chiffre isolé ne dirait rien de sérieux tant que la hauteur sous dalle, la longueur, la finition et le nombre de vantaux ne sont pas arrêtés. Ce qui fait bouger la facture d'un plateau est repris sur notre page dédiée aux facteurs de prix d'une cloison mobile.

Le plafond décide avant le budget

Regardez au-dessus du faux-plafond. C'est le geste que le mobilier acoustique n'a jamais à faire, et qui pourtant conditionne tout projet de cloison de séparation bureau open space toute hauteur.

Une cloison mobile suspendue reporte sa charge en partie haute. Il faut donc une structure porteuse capable de la reprendre : dalle, poutre, charpente reprise. Beaucoup de plateaux de bureaux en ont une, dissimulée sous un faux-plafond démontable. D'autres n'en ont pas, ou plus, en particulier dans les immeubles réhabilités où la reprise de charge a pu disparaître au fil de travaux successifs.

Les projets que nous relevons à Paris et en petite couronne portent souvent sur ce type d'immeuble remanié. Une cloison acoustique bureau open space à Paris se décide donc au-dessus du faux-plafond, pas sur un plan. C'est aussi vrai en région, sur tout bâtiment ancien reconverti en bureaux.

ACOWOOD est notre réponse quand la partie haute encaisse. Rien au sol. Pas de rail, pas de seuil, pas de rupture du revêtement, un passage libre y compris pour les personnes à mobilité réduite, et un entretien du sol qui ne change pas. Sur un open space où les fauteuils, les chariots et les valises circulent en permanence, l'absence de rail au sol se remarque dès la première semaine.

ACOMAGIC existe pour le cas inverse. La cloison prend appui sur un rail au sol et ne demande aucune fixation en partie haute, ce qui la destine aux bâtiments à faible portance de plafond. Ses panneaux font 80 mm d'épaisseur, un détail qui devient sensible quand le plateau est déjà chargé en mobilier : moins d'épaisseur, moins de longueur de paquet à stationner une fois la cloison rangée. Elle intègre systématiquement une porte, en extrémité ou en double au centre selon la configuration retenue.

Un bureau d'études interne étudie chaque projet, et nos technico-commerciaux se déplacent avant tout devis. Nous ne chiffrons pas une cloison acoustique open space sur un plan PDF : on mesure, on regarde ce qu'il y a au-dessus du faux-plafond, on vérifie la planéité du sol, on repère les gaines et les luminaires qui vont croiser la ligne de cloison.

Le maillon faible n'est jamais le panneau

Un panneau à 60 dB Rw posé dans un plateau mal traité ne donnera pas 60 dB de confort. Cette phrase déplaît. Elle est vraie, et un fabricant qui ne la dit pas vous prépare une déception.

L'affaiblissement réel se joue sur les jonctions. Jonction haute contre le plafond ou la structure, jonction basse contre le sol, croisement entre panneaux successifs, raccord contre les façades et les poteaux. Chacun de ces points est un chemin possible pour le son, et un joint périphérique mal comprimé sur une portion de la ligne suffit à effacer l'écart de performance entre deux gammes, quel que soit le chiffre annoncé sur la documentation technique.

Le plénum, encore lui. Un faux-plafond continu qui court au-dessus de la ligne de cloison laisse passer le son d'un côté à l'autre, quelle que soit la performance de la paroi. Sur les projets où l'objectif est élevé, la question de son remplissage se pose dès la visite technique, et elle sort parfois du périmètre de la cloison elle-même. Nous préférons l'aborder avant la commande. Le sujet est développé plus finement sur notre page consacrée à l'affaiblissement acoustique d'une cloison mobile.

Cloisonner sans éteindre la lumière

« Couper le plateau, c'est perdre le jour et l'effet d'ouverture qui justifiait l'open space. » L'objection revient à chaque projet, et elle est légitime.

Les finitions vitrées y répondent. Une cloison peut associer panneaux pleins et panneaux vitrés, avec des traitements de verre variés, des profilés gris, noirs ou blancs, et des combinaisons verre et bois. Sur une cloison longue, alterner plein et vitré donne souvent un meilleur résultat qu'un tout-vitré : on garde la lumière traversante, on conserve un peu d'intimité visuelle pour ceux qui sont assis contre la cloison, et la masse des panneaux pleins sert l'acoustique. C'est l'arbitrage que nous recommandons par défaut sur les cloisons phoniques bureau de grande longueur.

Le verre à opacité commutable existe aussi au catalogue, pour les cas où la salle refermée doit pouvoir devenir opaque le temps d'une réunion.

Les finitions tissu, panneaux pleins et essences bois se combinent selon le projet. La gamme ACOWOOD et la gamme ACOMAGIC couvrent chacune ces variantes, avec des contraintes de mise en œuvre différentes.

Poser sur un plateau qui continue de travailler

C'est la phase que les entreprises redoutent le plus : faire entrer un chantier dans des bureaux occupés, sans arrêter l'activité.

Nos poseurs sont salariés d'ACOPLAN, la livraison se fait avec nos propres camions. Ce choix pèse lourd sur un plateau en activité : l'équipe qui pose est la même d'un chantier à l'autre, elle connaît les produits, et le planning ne dépend pas de la disponibilité d'un sous-traitant. Le phasage de l'intervention se cale au cas par cas, avec vous, à partir de ce qui a été relevé pendant la visite technique.

Quatre à six semaines. C'est le délai courant entre la commande et la pose, fabrication sur mesure comprise. Il n'existe pas de dimensions standard : chaque cloison est fabriquée aux cotes relevées sur place, ce qui explique à la fois ce délai et le fait qu'une cloison démontée chez un client ne se réinstalle jamais telle quelle chez un autre.

Reste le cas des entreprises qui déménagent ou réorganisent un plateau déjà équipé. Nous rachetons, rénovons et revendons des cloisons mobiles d'occasion. Sur un projet où le budget bloque, une cloison reconditionnée règle parfois la question du deuxième espace fermé, celui qu'on avait renoncé à financer.

Ce qu'on nous demande avant de lancer un projet

Faut-il traiter tout le plateau ou une seule zone ?

Une seule zone, dans la grande majorité des cas. Les entreprises qui nous consultent arrivent souvent avec l'idée de découper le plateau en quatre. Après la visite technique, le projet se réduit à une ligne de cloison, posée à l'endroit où les usages se contredisent vraiment : le service qui téléphone contre le service qui rédige, ou la zone de passage contre les postes qui demandent du silence. Découper davantage revient à reconstruire des bureaux fermés à un coût supérieur, et à perdre l'intérêt du plateau ouvert.

Une cloison mobile suffit-elle pour tenir une réunion confidentielle ?

Cela dépend du niveau visé et de l'état du bâtiment. Un affaiblissement autour de 50 dB rend une conversation normale inintelligible de l'autre côté. Si la réunion porte sur des sujets sensibles, prévoyez de la marge, parce que la performance perçue sur site descend toujours en dessous de la valeur mesurée en laboratoire, et parce que la fuite viendra le plus souvent du plénum ou d'une gaine de ventilation qui traverse la ligne de cloison. Le panneau, jamais.

Quelle hauteur de cloison phonique bureau retenir ?

Toute hauteur, sol-plafond. En dessous, la cloison sépare les regards et laisse filer les voix, ce qui ramène au problème de départ. Il n'existe pas de limite technique notable de hauteur ni de longueur sur nos murs mobiles suspendus, ce qui débloque les plateaux à grande hauteur sous dalle, halls d'accueil et anciens volumes industriels convertis en bureaux compris.

Combien de temps une cloison reste-t-elle manœuvrable ?

C'est la question qui devrait passer avant le choix de la finition. Une cloison manipulée plusieurs fois par jour subit un rythme sans commune mesure avec une cloison ouverte deux fois par mois, et le réglage des panneaux, des joints et des roulements suit cette fréquence, exactement comme on ne révise pas au même intervalle une voiture de société qui roule tous les jours et une voiture qui sort du garage une fois par mois. Sur les plateaux à usage intensif, nous conseillons de caler l'entretien dès la mise en service plutôt que d'attendre le premier point dur.

Peut-on prolonger une cloison mobile par une partie fixe ?

Oui. Une ligne mixte, avec une portion fixe côté façade et une portion mobile au centre, revient fréquemment sur les plateaux étroits. La partie fixe tient le raccord contre le vitrage, la partie mobile ouvre le passage. ACOMAGIC se prolonge de cette manière derrière une cloison amovible fixe, et cette combinaison réduit la longueur de paquet à stationner quand le plateau manque de dégagement.

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